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Entre réparer des moteurs d’automobile et des moteurs de machines à crème glacée, Côme Veilleux a choisi la dernière option. Quoi de plus normal? Il baigne dans la «glace» depuis sa plus tendre enfance.

Côme Veilleux et son équipe forment l’unité d’intervention pour les propriétaires de bars laitiers en détresse avec son entreprise Rapido Équipement, à Québec.

L’unes de ses fonctions consiste à réparer les machines à crème glacée qui font toujours faux bond à leur propriétaire au mauvais moment, c’est-à-dire lorsqu’il fait beau et chaud et qu’il y a une file d’attente.

«Faire des cornets de crème glacée, c’est exigeant sur la mécanique. Le moteur d’une machine à crème glacée part à chaque fois qu’on sert un cornet. Si un bar laitier sert 25 000 ou 50 000 cornets par année, c’est autant de fois que le moteur de la machine se met en marche», explique M. Veilleux, propriétaire de Rapido Équipement.

Neuf fois sur dix, le problème se situe derrière la machine. Pour se conformer aux règles du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, les propriétaires de bars laitiers doivent démonter leur machine après un certain nombre d’heures d’utilisation pour la nettoyer. C’est au moment de replacer les pièces que les erreurs surviennent le plus souvent.


Une machine comme celle du Jardin des glaces, situé au 3350, chemin Sainte-Foy, peut produire jusqu'à 1000 cornets à l'heure.

Au prix où se vendent ces appareils, aujourd’hui, entre 28 000 $ et 35 000 $, leur durée de vie peut atteindre 20 ans. Le prix d’un appareil varie en fonction de sa capacité de production. Certaines machines, par exemple, peuvent fabriquer 1000 cornets à l’heure.

ORIGINE DE L’ENTREPRISE

M. Veilleux a fondé l’entreprise Rapido Équipement Inc. en 1988, après avoir travaillé pendant une dizaine d’années pour son père. Roland Veilleux. a exploité, pendant plusieurs années, des bars laitiers à Place Fleur de Lys, aux Galeries de la Capitale, dans le Vieux-Port de Québec, etc.
«J’avais 13 ans quand j’ai commencé à travailler pour lui. J’étais plus intéressé par la mécanique que par le service à la clientèle. Je vendais des équipements pour les bars laitiers dans le garage de mon père et, ensuite, dans mon propre garage, jusqu’à ce que j’atteigne un volume assez intéressant pour ouvrir un magasin avec pignon sur rue.»

L’entreprise sise au 650, boulevard Père-Lelièvre, à Québec, occupe un local d’une superficie de 3500 pieds carrés. Elle se spécialise dans la vente de bars laitiers et de rafraîchissements. On y retrouve une multitude d’accessoires et de machines. Le territoire couvert par M. Veilleux s’étend de Trois-Rivières à Havre-Saint-Pierre. L’an dernier, il est allé livrer une machine à l’île d’Anticosti. On estime qu’ il y aurait entre 1500 et 2000 bars laitiers au Québec.

UNE ROUE QUI TOURNE

Malgré les coûts d’investissement que nécessite l’ouverture d’un bar laitier, cela peut aller de 50 000 $ à 400 000 $, le commerce de M. Veilleux continue de se développer d’année en année.

«La roue tourne. Il y a des bars laitiers qui ferment, d’autres qui ouvrent. En général, les bars laitiers qui sont bien gérés et qui offrent un bon service connaissent une croissance. Ça prend quelqu’un qui s’occupe bien de ses affaires», ajoute l’entrepreneur qui offre du financement pour les personnes intéressées à se lancer dans ce domaine. Certains ingrédients sont indispensables à la réussite. Un commerce situé sur une artère principale offrant de nombreux espaces de stationnement et une aire de détente à l’extérieur augmente ses chances.

«La température influence aussi le chiffre d’affaires, mais il ne faut pas voir ça à court terme. Il faut analyser la situation sur une période de cinq ans au moins. On remarque que la moyenne des journées chaudes et ensoleillées est pas mal égale d’une année à l’autre. Quelqu’un qui fait des améliorations à son commerce augmente son chiffre d’affaires de façon régulière de 5% à 10%.»


Côme Veilleux, propriétaire de Rapido Équipement, est tombé dans la potion magique quand il était petit.

Parallèlement à l’équipement pour bars laitiers, M. Veilleux vend aussi de l’équipement destiné à la transformation de produits de l’érable. Il s’attend d’ailleurs à ce que ses activités dans ce secteur se développent davantage, au cours des prochaines années, puisqu’elles offrent une certaine complémentarité avec ce qu’il fait déjà.


Les bars laitiers investissent davantage dans l'enrobage pour être plus attrayants. Le snack bar D'Amour, à Rivière-du-Loup, a choisi le thème du cinéma.